Déclaration préalable de travaux : le guide complet 2026
Travaux concernés, seuils de surface, pièces DP1 à DP8, délais d'instruction, recours en cas de refus : la référence complète pour déposer un dossier accepté du premier coup.
14 min

Abri de jardin
Un abri de jardin de 5 à 20 m² d'emprise au sol relève de la déclaration préalable de travaux. Voici les seuils exacts, les pièces à joindre, les prescriptions du PLU qui bloquent le plus souvent, et le déroulé de l'instruction en mairie.
Devis ferme après le questionnaire · 97 % d'accords en mairie
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Nous montons le dossier complet pour votre abri de jardin et le déposons en mairie.
Démarrer ma déclarationTrois surfaces décident de votre formalité. En dessous de 5 m² d'emprise au sol, votre abri est dispensé de toute démarche. Entre 5 et 20 m², une déclaration préalable est obligatoire. Au-delà de 20 m², vous basculez sur un permis de construire, avec un délai d'instruction de deux à trois mois.
L'emprise au sol se mesure au nu extérieur des parois, débords de toiture compris. Un abri annoncé à 19 m² par le fabricant peut donc dépasser 20 m² une fois l'avancée de toit ajoutée : c'est l'erreur de calcul la plus fréquente sur ce type de projet.
La surface de plancher, elle, se mesure à l'intérieur, au-dessus de 1,80 m de hauteur. Elle sert au calcul de la taxe d'aménagement et au seuil des 150 m² qui déclenche le recours obligatoire à un architecte.
| Critère | Déclaration préalable | Permis de construire |
|---|---|---|
| Emprise au sol de l'abriDébords de toiture compris | 5 à 20 m² | Plus de 20 m² |
| Hauteur au faîtage | Jusqu'à 12 m | Plus de 12 m |
| Formulaire | Cerfa 13703 | Cerfa 13406 |
| Délai d'instruction | 1 mois | 2 à 3 mois |
| Recours à un architecteAu-delà de 150 m² de surface totale | Non | Oui |
Le tableau donne les seuils ; c'est votre projet qui dit de quel côté il tombe. Méthode détaillée et exemple chiffré dans notre calculateur d'emprise au sol.
Le plan local d'urbanisme fixe des règles que le Cerfa ne mentionne pas : distance minimale aux limites séparatives, souvent 3 m ou une implantation en limite avec mur aveugle ; hauteur maximale de la construction annexe ; teintes de bardage et de couverture prises dans un nuancier communal ; pourcentage de terrain à conserver en pleine terre.
Certaines communes limitent aussi le nombre d'annexes par parcelle, ou interdisent l'implantation en façade avant. Nous vérifions ces prescriptions parcelle par parcelle avant de dessiner le plan de masse, car un abri conforme au code de l'urbanisme peut être refusé sur le seul fondement du règlement local.

Le dossier comporte le formulaire Cerfa 13703 et cinq à huit pièces graphiques selon la commune. Une pièce manquante suspend l'instruction : la mairie envoie une demande de pièces complémentaires et le délai repart à zéro à leur réception.
Un abri clos et couvert de plus de 5 m² est soumis à la taxe d'aménagement. Elle est calculée sur la surface taxable multipliée par la valeur forfaitaire annuelle, puis par les taux communal et départemental. Un abri de 15 m² représente généralement entre 300 € et 700 € selon la commune.
À la fin du chantier, vous adressez la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux. La commune dispose de trois mois pour contester la conformité de la construction.
Quatre motifs reviennent dans les refus que nous analysons : une emprise au sol sous-estimée à cause des débords de toiture, un plan de masse sans cotes de distance aux limites séparatives, une teinte de bardage hors nuancier communal, et l'oubli de l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France en périmètre protégé.
Le délai de droit commun est d'un mois à compter du dépôt d'un dossier complet. Il court à partir de la date portée sur le récépissé, pas de la date d'envoi. Un dossier déposé le 12 mars donne donc une décision attendue au 12 avril au plus tard.
Ce délai passe à deux mois lorsque le terrain se situe aux abords d'un monument historique ou dans un site patrimonial remarquable, car l'Architecte des Bâtiments de France doit rendre son avis. Il peut être majoré d'un mois supplémentaire lorsqu'un gestionnaire de réseau ou une commission de sécurité est consulté.
Dans le premier mois, la mairie peut demander des pièces complémentaires : l'instruction est suspendue et le délai repart intégralement à leur réception. Passé ce premier mois, aucune demande nouvelle ne peut plus interrompre l'instruction. L'absence de réponse au terme du délai vaut acceptation tacite : demandez alors un certificat de non-opposition, que votre assureur et un futur acquéreur vous réclameront.
Le dépôt en mairie est gratuit, en ligne comme au guichet. Les seuls frais viennent du montage du dossier si vous le confiez à un professionnel, et de la fiscalité due après l'accord.
Nos honoraires sont confirmés par un devis ferme après le questionnaire : le prix dépend du niveau d'accompagnement choisi, du nombre de plans à produire, de la présence d'un périmètre protégé et de la nécessité d'un relevé de l'existant.
La taxe d'aménagement s'ajoute lorsque le projet crée une surface close et couverte de plus de 5 m², ou un bassin de piscine. Elle est calculée par la direction des finances publiques sur une valeur forfaitaire au mètre carré, revalorisée chaque année, multipliée par les taux communal et départemental. Certaines communes exonèrent les annexes par délibération : ce point mérite d'être vérifié avant de budgéter.
L'arrêté doit être affiché sur le terrain, visible depuis la voie publique, pendant toute la durée des travaux et au minimum deux mois. Le panneau mesure au moins 80 cm de côté et mentionne le numéro de dossier, la nature du projet, la surface créée, la hauteur et l'adresse où le dossier peut être consulté.
Cet affichage fait courir le délai de recours des tiers : deux mois à compter du premier jour. Photographiez le panneau en place, daté : c'est votre preuve en cas de contestation tardive d'un voisin.
L'autorisation est valable trois ans, prorogeable deux fois d'un an sur demande écrite adressée deux mois avant l'échéance. À la fin du chantier, la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux clôt la démarche : la commune dispose alors de trois mois pour contester la conformité de ce qui a été réalisé.
En lotissement, le règlement de lotissement et le cahier des charges s'ajoutent au PLU. Ils fixent souvent les teintes, les essences de haies et l'implantation des annexes, et sont plus contraignants que le règlement communal. Le cahier des charges, de nature contractuelle, reste opposable entre colotis sans limite de durée.
En copropriété, les façades, les toitures et les clôtures sont généralement parties communes : l'autorisation de l'assemblée générale doit être obtenue avant le dépôt. La mairie ne la vérifie pas, mais son absence rend les travaux contestables par tout copropriétaire.
Si les travaux sont déjà réalisés, une déclaration de régularisation reste recevable et vivement conseillée : elle sécurise la revente, l'assurance et l'obtention d'un prêt. Nous adaptons alors la notice et les photographies à l'état existant, ce qui change la rédaction du dossier mais pas son contenu réglementaire.
Enfin, en zone agricole ou naturelle, un projet de abri de jardin n'est admis que dans un périmètre limité autour de l'habitation existante, souvent 20 à 30 m, et sans création de logement nouveau. Le règlement de zone A ou N du PLU fixe ces distances.
Les constructions nouvelles dont l'emprise au sol est supérieure à cinq mètres carrés et inférieure ou égale à vingt mètres carrés doivent être précédées d'une déclaration préalable.
Nous produisons les plans, remplissons le Cerfa 13703 et déposons le dossier en mairie. Vous suivez l'instruction depuis votre e-mail.

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