Simulateur de taxe d’aménagement 2026
Surface taxable, valeur forfaitaire de l’année, abattement de 50 %, taux communal et départemental : le montant à provisionner avant de déposer.
2 min

Outil de calcul
La surface de plancher est la surface intérieure de vos niveaux clos et couverts, mesurée au nu intérieur des façades, au-dessus de 1,80 m de hauteur, déductions faites. Elle décide de votre formalité, du seuil des 150 m² qui impose un architecte, et elle sert de base à la surface taxable. Le calculateur ci-dessous établit les deux chiffres en même temps.
Calcul indicatif et gratuit · aucun compte à créer · sources et articles affichés
La surface doit se lire sur le plan
Nos dessinateurs produisent le plan en coupe qui justifie vos déductions de hauteur, et le plan de masse coté qui prouve les dimensions déclarées.
Démarrer ma déclarationCalculer la surface de plancher créée
Mesurez chaque espace au nu intérieur des façades, en mètres : l'épaisseur des murs extérieurs et de leur isolation ne compte pas. Les longueurs s'écrivent avec une virgule ou un point.
Surface de plancher créée
24 m²
Déclaration préalable. Le projet relève de la déclaration préalable de travaux, sur formulaire Cerfa 13703, avec un délai d’instruction d’un mois.
Extension de plain-pied 6 × 424 m²
Garage attenant 3 × 5,5 · taxable seule—
Surface de plancher créée24 m²
Surface taxable créée assiette de la taxe d ’aménagement40,5 m²
Surface de plancher totale après travaux 110 + 24134 m²
Seuil de la formalité extension en zone U40 m²
La notion date de 2012 : elle a remplacé la surface hors œuvre brute (SHOB) et la surface hors œuvre nette (SHON), qui se mesuraient à l'extérieur et pénalisaient l'isolation des murs. La surface de plancher, elle, se mesure au nu intérieur des façades : autrement dit contre la face intérieure des murs extérieurs. Épaissir un mur pour mieux isoler ne coûte donc plus de surface déclarée.
Trois conditions cumulatives doivent être réunies pour qu'un mètre carré compte : l'espace doit être clos, il doit être couvert, et sa hauteur sous plafond doit dépasser 1,80 m. Un carport n'est pas clos. Une terrasse n'est pas couverte. Un rangement sous rampant à 1,50 m ne franchit pas la hauteur. Aucun des trois ne crée de surface de plancher.
Une remarque qui surprend souvent : un sous-sol enterré, une cave individuelle desservie par l'intérieur de la maison ou un cellier attenant sont clos, couverts et hauts de plus de 1,80 m. Ils créent donc de la surface de plancher, même s'ils ne sont pas habitables au sens du bail d'habitation. En maison individuelle, les déductions réservées aux immeubles collectifs (locaux techniques, caves desservies par une partie commune, abattement de 10 %) ne s'appliquent pas.
La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment.
Une fois la somme des niveaux clos et couverts établie, sept déductions viennent la réduire. Les quatre premières concernent toutes les constructions ; les trois dernières ne valent que pour les immeubles collectifs d'habitation, et ne s'appliquent donc pas à une maison individuelle.
La quatrième et la cinquième sont celles qui font la différence entre la surface de plancher et la surface taxable, et c'est là que les dossiers se trompent le plus souvent.
Le formulaire Cerfa vous demande les deux, et ce ne sont pas les mêmes. La surface de plancher sert à déterminer la formalité et le seuil des 150 m². La surface taxable sert d'assiette à la taxe d'aménagement. Elles partent de la même base (les niveaux clos et couverts, au nu intérieur, au-dessus de 1,80 m) mais la surface taxable ne connaît que deux déductions : les surfaces sous 1,80 m et les vides et trémies.
Conséquence directe : le garage et les combles non aménageables sont taxés alors qu'ils ne comptent pas dans votre formalité. Sur une extension de 24 m² accompagnée d'un garage de 16,50 m², la surface de plancher créée est de 24 m², déclaration préalable, mais la surface taxable atteint 40,50 m². C'est sur ce second chiffre que la direction générale des finances publiques établira l'avis de taxe d'aménagement, plusieurs mois après l'accord de la mairie.
| Critère | Surface de plancher | Surface taxable |
|---|---|---|
| Pièce close et couverte sous plus de 1,80 m | Oui | Oui |
| Véranda vitrée fermée | Oui | Oui |
| Sous-sol ou cave desservie par la maison | Oui | Oui |
| Garage, carport fermé, rampe d’accèsDéduit de la surface de plancher, taxé quand même | Non | Oui |
| Combles non aménageablesÀ justifier sur le plan en coupe | Non | Oui |
| Partie sous 1,80 m de hauteur | Non | Non |
| Vide, trémie d’escalier ou d’ascenseur | Non | Non |
| Carport ouvert, pergola, terrasse, balconNi clos ni couvert au sens du texte | Non | Non |
Ce sont deux mesures différentes du même projet. L'emprise au sol se mesure à l'extérieur, en projection verticale du volume construit, débords et surplombs compris. La surface de plancher se mesure à l'intérieur, niveau par niveau, au-dessus de 1,80 m. Un projet à un seul niveau donne donc toujours une emprise au sol supérieure à sa surface de plancher, de l'épaisseur des murs.
Le code de l'urbanisme retient la plus grande des deux pour déterminer la formalité : dès que l'une dépasse le seuil, la formalité correspondante s'applique. Un carport de 25 m² ne crée aucune surface de plancher mais 25 m² d'emprise au sol : permis de construire. Un aménagement de combles de 30 m² ne crée aucune emprise au sol : le volume existait déjà, mais 30 m² de surface de plancher : déclaration préalable, ou permis si le total franchit 150 m². Si votre projet crée aussi du volume au sol, passez par le calcul de l'emprise au sol.
Comptez une heure avec un mètre ruban, le plan du niveau et, pour les combles, le plan en coupe. Six étapes, dans cet ordre.
Ne retenez que les volumes fermés et couverts : rez-de-chaussée, étage, combles aménagés, véranda vitrée, sous-sol enterré. Une pergola, un carport, un balcon ou une terrasse ne créent aucune surface de plancher, quelle que soit leur taille.
La mesure se prend à l'intérieur, contre la face intérieure des murs extérieurs. L'épaisseur des murs de façade et de leur isolation est donc déjà exclue : c'est ce qui distingue la surface de plancher de la surface hors œuvre brute d'avant 2012.
Sous rampant, sous une mezzanine basse ou sous une charpente encombrante, la partie dont la hauteur sous plafond n'atteint pas 1,80 m sort du calcul. Sur des combles aménagés en pente à 35°, cela retire couramment un tiers de la surface au sol.
Le vide au-dessus d'un séjour cathédrale, la trémie de l'escalier et celle de l'ascenseur se déduisent à chaque niveau traversé. Les surfaces aménagées pour le stationnement (garage, carport fermé, rampe d'accès, aire de manœuvre) se déduisent aussi.
Des combles sont non aménageables lorsque la charpente les encombre, que le plancher ne supporte pas une charge d'habitation, ou que la hauteur ne permet pas l'usage. Ce point se justifie sur le plan en coupe : c'est là que l'instructeur le vérifie.
La surface de plancher créée se compare aux seuils de 5, 20 et 40 m², et la surface totale après travaux au seuil de 150 m². Reprenez ensuite le calcul sans déduire le stationnement ni les combles non aménageables : vous obtenez la surface taxable.
Cinq mètres carrés : en dessous, aucune formalité, sauf en secteur protégé où la déclaration préalable reste exigée quelle que soit la surface. Vingt mètres carrés de surface de plancher créée : au-delà, le permis de construire s'impose pour une construction neuve. Quarante mètres carrés : c'est le seuil relevé dont bénéficient les extensions accolées à un bâtiment existant, en zone urbaine d'une commune couverte par un plan local d'urbanisme ou un plan d'occupation des sols.
Le quatrième seuil est de nature différente. Cent cinquante mètres carrés de surface de plancher totale après travaux imposent le recours à un architecte pour un particulier (article R.431-2). Et lorsque ce seuil est franchi, une extension de 20 à 40 m² qui serait restée en déclaration préalable repasse en permis de construire. C'est le piège classique de l'extension sur une maison déjà grande : 35 m² ajoutés à une maison de 130 m² relèvent du permis, les mêmes 35 m² sur une maison de 100 m² relèvent de la déclaration.
Pour trancher un cas précis, le test en quatre questions croise la nature du projet, la surface créée, le zonage et le secteur protégé. Et une fois la surface taxable connue, le simulateur de taxe d'aménagement chiffre ce que vous devrez provisionner.
Nous relevons les cotes, produisons le plan en coupe qui justifie vos déductions de hauteur, remplissons le Cerfa 13703 avec des surfaces cohérentes et déposons le dossier en mairie.
Devis ferme après le questionnaire · sans engagement

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