Les pièces DP1 à DP8 : ce que la mairie attend vraiment
Ce que chaque plan doit montrer, les échelles admises et les erreurs qui déclenchent une demande de pièces complémentaires.
11 min

Pièce DP1
Le plan de situation est la seule pièce exigée dans tous les dossiers de déclaration préalable, sans exception : y compris pour un ravalement ou un changement de fenêtres. Il indique au service instructeur où se trouve la parcelle, donc quelles règles s'y appliquent et quelles servitudes la grèvent. Voici l'échelle attendue selon le contexte, les mentions à porter et la méthode pour le produire gratuitement.
Devis ferme après le questionnaire · toutes les pièces produites · dossier déposé en mairie
Nous dessinons cette pièce
Plan de situation et les autres pièces du dossier, produits à partir de vos mesures et du cadastre, puis déposés en mairie.
Démarrer ma déclarationLe plan de situation répond à une question, et une seule : où se trouve le terrain à l'intérieur de la commune ? De cette localisation découle tout le reste : la zone du PLU applicable, les servitudes d'utilité publique qui grèvent la parcelle, la présence d'un périmètre de monument historique, l'appartenance à un site patrimonial remarquable, l'exposition à un risque naturel.
C'est pour cela qu'il est exigé dans tous les dossiers, sans exception, quand le plan de masse et le plan de coupe, eux, dépendent de la nature du projet. Un ravalement de façade, un changement de fenêtres, la pose d'une antenne : le plan de situation reste dû.
Le service instructeur s'en sert dès l'ouverture du dossier pour orienter l'instruction. C'est en le regardant qu'il décide s'il doit saisir l'Architecte des Bâtiments de France, ce qui porte le délai d'instruction à deux mois, ou consulter un gestionnaire de réseau. Un plan de situation illisible retarde donc l'ensemble de la chaîne, avant même que le projet ait été examiné.
| Critère | Projet en ville | Projet en zone rurale |
|---|---|---|
| Échelle conseillée | 1/2 000 ou 1/5 000 | 1/20 000 ou 1/25 000 |
| Document équivalent | Plan local d'urbanisme, plan cadastral | Carte de randonnée, carte IGN |
| Ce que la feuille doit couvrir | Le quartier et ses voies | Le hameau et les voies de desserte |
| Repérage de la parcelle | Oui | Oui |
| Nord et échelle au cartouche | Oui | Oui |
| Points de vue DP7 et DP8 reportésArticle R.431-10 d) | Oui | Oui |
Le code de l'urbanisme n'impose aucune valeur. La notice officielle du formulaire donne des ordres de grandeur : une échelle de l'ordre du 1/20 000 ou du 1/25 000 pour un projet situé en zone rurale, ce qui correspond à une carte de randonnée, et de l'ordre du 1/2 000 ou du 1/5 000 pour un projet situé en ville, ce qui correspond au plan local d'urbanisme ou à un plan cadastral.
La logique est simple : la feuille doit permettre de retrouver le terrain sans hésitation. En ville, deux ou trois rues nommées suffisent à situer une parcelle. À la campagne, il faut souvent remonter jusqu'au hameau et à la route départementale pour que le repère existe. L'échelle n'est donc pas une contrainte administrative : c'est une conséquence du tissu.
Un plan trop zoomé est le d éfaut le plus courant. Une capture d'écran centrée sur la maison, où l'on ne voit ni carrefour ni nom de voie, ne situe rien et sera renvoyée. À l'inverse, une carte départementale entière ne permet pas de repérer une parcelle de 600 m².
Indiquez l'échelle retenue dans le cartouche. Si vous partez d'une capture d'écran, sachez qu'elle perd son échelle dès qu'elle est redimensionnée : ajoutez une échelle graphique, c'est-à-dire une règle dessinée avec une distance connue, qui reste juste quel que soit le format d'impression.

Le contenu attendu est court, mais chacun de ses éléments manque quelque part dans un dossier sur trois :
Ce dernier point mérite d'être souligné, parce qu'il figure noir sur blanc à l'article R.431-10 du code de l'urbanisme : « Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. » Deux repères numérotés, avec un petit cône d'ouverture pour l'angle, suffisent. Ce détail permet au service instructeur de comprendre depuis où le projet a été photographié, donc de juger si les vues sont honnêtes.
Rien d'autre n'est attendu. Le plan de situation ne montre pas le projet, ne porte aucune cote et ne décrit aucune construction : c'est le rôle des autres pièces. Le surcharger nuit à sa lisibilité, qui est sa seule qualité.
Deux services publics gratuits couvrent la totalité du territoire : cadastre.gouv.fr, qui délivre l'extrait de plan cadastral, et geoportail.gouv.fr, qui donne les fonds de carte de l'IGN. Le premier convient parfaitement en tissu urbain, le second en zone rurale, où le parcellaire seul ne permet pas de se repérer.
Aucun logiciel n'est nécessaire : on imprime, on entoure la parcelle au feutre rouge, on écrit l'échelle, on dessine la flèche du nord et les deux repères de prise de vue. Un plan de situation annoté à la main est parfaitement recevable, et souvent plus lisible qu'un montage informatique surchargé.
Deux services publics gratuits suffisent. Aucun logiciel, aucune compétence de dessin.
Sur cadastre.gouv.fr, saisissez l'adresse du terrain pour obtenir un extrait de plan cadastral. Sur geoportail.gouv.fr, la même adresse donne un fond de carte IGN, mieux adapté aux communes rurales.
La feuille doit permettre de retrouver le terrain sans hésitation : le quartier et ses voies en ville, le hameau et les routes de desserte à la campagne. Trop zoomé, le plan ne situe rien ; trop large, la parcelle devient invisible.
Entourez la parcelle en rouge ou marquez-la d'une flèche, et portez sa référence cadastrale : section et numéro. Un repérage discret au milieu d'un tissu pavillonnaire dense ne se voit pas : appuyez le trait.
Placez deux repères numérotés indiquant l'endroit d'où les photographies DP7 et DP8 ont été prises, ainsi que l'angle de prise de vue. C'est une exigence du code, systématiquement oubliée.
Mentionnez l'échelle, la flèche du nord, l'adresse du terrain, les références cadastrales et l'intitulé « DP1 : Plan de situation ». Imprimez en autant d'exemplaires que le dossier en réclame.
Une déclaration préalable se dépose en deux exemplaires complets, auxquels s'ajoutent deux exemplaires supplémentaires du seul plan de situation. Ces tirages en plus servent aux transmissions entre le service instructeur et les administrations consultées.
Le nombre d'exemplaires du dossier augmente selon la situation du terrain : trois lorsque le projet se situe dans un site patrimonial remarquable ou aux abords d'un monument historique, quatre lorsqu'il se situe en cœur de parc national. Le service urbanisme de votre commune indique le compte exact au dépôt.
Le dépôt dématérialisé sur le guichet numérique des autorisations d'urbanisme dispense de ces tirages : un seul jeu de fichiers suffit. Il est ouvert dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants, et de plus en plus largement en dessous.
Sur une pièce aussi simple, les motifs de renvoi sont peu nombreux et toujours les mêmes :
a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune.
Nous produisons les pièces DP1 à DP8, remplissons le Cerfa 13703 et déposons le dossier en mairie. Vous suivez l'instruction depuis votre e-mail.

Ce que chaque plan doit montrer, les échelles admises et les erreurs qui déclenchent une demande de pièces complémentaires.
11 min

Périmètre des monuments historiques, sites patrimoniaux remarquables, délai porté à deux mois et pièces supplémentaires attendues.
8 min
Une déclaration préalable se juge sur la cohérence entre ses pièces : une cote présente sur un plan et absente d'un autre suffit à déclencher une demande de pièces complémentaires.
Le contenu attendu ne change pas d'un projet à l'autre, mais les cotes à porter et les prescriptions du PLU à vérifier, si.
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