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Une urbaniste repère une parcelle sur une carte communale et un extrait cadastral dans une agence française

Pièce DP1

Plan de situation DP1 : situer le terrain dans la commune, à la bonne échelle

Le plan de situation est la seule pièce exigée dans tous les dossiers de déclaration préalable, sans exception : y compris pour un ravalement ou un changement de fenêtres. Il indique au service instructeur où se trouve la parcelle, donc quelles règles s'y appliquent et quelles servitudes la grèvent. Voici l'échelle attendue selon le contexte, les mentions à porter et la méthode pour le produire gratuitement.

  • Obligatoire dans tous les dossiers
  • Produit gratuitement
  • Cinq minutes de travail

Devis ferme après le questionnaire · toutes les pièces produites · dossier déposé en mairie

À quoi sert le plan de situation

Le plan de situation répond à une question, et une seule : où se trouve le terrain à l'intérieur de la commune ? De cette localisation découle tout le reste : la zone du PLU applicable, les servitudes d'utilité publique qui grèvent la parcelle, la présence d'un périmètre de monument historique, l'appartenance à un site patrimonial remarquable, l'exposition à un risque naturel.

C'est pour cela qu'il est exigé dans tous les dossiers, sans exception, quand le plan de masse et le plan de coupe, eux, dépendent de la nature du projet. Un ravalement de façade, un changement de fenêtres, la pose d'une antenne : le plan de situation reste dû.

Le service instructeur s'en sert dès l'ouverture du dossier pour orienter l'instruction. C'est en le regardant qu'il décide s'il doit saisir l'Architecte des Bâtiments de France, ce qui porte le délai d'instruction à deux mois, ou consulter un gestionnaire de réseau. Un plan de situation illisible retarde donc l'ensemble de la chaîne, avant même que le projet ait été examiné.

Quelle échelle selon la situation du terrain

Ordres de grandeur donnés par la notice officielle du formulaire. Le code n'impose aucune valeur : c'est la lisibilité qui décide.
CritèreProjet en villeProjet en zone rurale
Échelle conseillée1/2 000 ou 1/5 0001/20 000 ou 1/25 000
Document équivalentPlan local d'urbanisme, plan cadastralCarte de randonnée, carte IGN
Ce que la feuille doit couvrirLe quartier et ses voiesLe hameau et les voies de desserte
Repérage de la parcelleOuiOui
Nord et échelle au cartoucheOuiOui
Points de vue DP7 et DP8 reportésArticle R.431-10 d)OuiOui

Quelle échelle retenir, et pourquoi elle change selon la commune

Le code de l'urbanisme n'impose aucune valeur. La notice officielle du formulaire donne des ordres de grandeur : une échelle de l'ordre du 1/20 000 ou du 1/25 000 pour un projet situé en zone rurale, ce qui correspond à une carte de randonnée, et de l'ordre du 1/2 000 ou du 1/5 000 pour un projet situé en ville, ce qui correspond au plan local d'urbanisme ou à un plan cadastral.

La logique est simple : la feuille doit permettre de retrouver le terrain sans hésitation. En ville, deux ou trois rues nommées suffisent à situer une parcelle. À la campagne, il faut souvent remonter jusqu'au hameau et à la route départementale pour que le repère existe. L'échelle n'est donc pas une contrainte administrative : c'est une conséquence du tissu.

Un plan trop zoomé est le défaut le plus courant. Une capture d'écran centrée sur la maison, où l'on ne voit ni carrefour ni nom de voie, ne situe rien et sera renvoyée. À l'inverse, une carte départementale entière ne permet pas de repérer une parcelle de 600 m².

Indiquez l'échelle retenue dans le cartouche. Si vous partez d'une capture d'écran, sachez qu'elle perd son échelle dès qu'elle est redimensionnée : ajoutez une échelle graphique, c'est-à-dire une règle dessinée avec une distance connue, qui reste juste quel que soit le format d'impression.

Une urbaniste repère une parcelle sur une carte communale et un extrait cadastral dans une agence française
Un plan de situation lisible tient sur une demi-page : la parcelle entourée, deux ou trois repères identifiables, l'échelle et le nord.

Ce que le plan de situation doit faire apparaître

Le contenu attendu est court, mais chacun de ses éléments manque quelque part dans un dossier sur trois :

  • le terrain, clairement repéré : entouré, hachuré ou fléché ;
  • les références cadastrales de la parcelle : section et numéro ;
  • les voies de desserte, nommées lorsque la carte le permet, pour rattacher le terrain à une adresse ;
  • l'échelle, écrite et si possible doublée d'une échelle graphique ;
  • l'orientation, sous forme d'une flèche indiquant le nord ;
  • les points et les angles de prise de vue des photographies DP7 et DP8, reportés sur le plan.

Ce dernier point mérite d'être souligné, parce qu'il figure noir sur blanc à l'article R.431-10 du code de l'urbanisme : « Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. » Deux repères numérotés, avec un petit cône d'ouverture pour l'angle, suffisent. Ce détail permet au service instructeur de comprendre depuis où le projet a été photographié, donc de juger si les vues sont honnêtes.

Rien d'autre n'est attendu. Le plan de situation ne montre pas le projet, ne porte aucune cote et ne décrit aucune construction : c'est le rôle des autres pièces. Le surcharger nuit à sa lisibilité, qui est sa seule qualité.

Le produire gratuitement en cinq minutes

Deux services publics gratuits couvrent la totalité du territoire : cadastre.gouv.fr, qui délivre l'extrait de plan cadastral, et geoportail.gouv.fr, qui donne les fonds de carte de l'IGN. Le premier convient parfaitement en tissu urbain, le second en zone rurale, où le parcellaire seul ne permet pas de se repérer.

Aucun logiciel n'est nécessaire : on imprime, on entoure la parcelle au feutre rouge, on écrit l'échelle, on dessine la flèche du nord et les deux repères de prise de vue. Un plan de situation annoté à la main est parfaitement recevable, et souvent plus lisible qu'un montage informatique surchargé.

Produire son plan de situation en cinq minutes

Deux services publics gratuits suffisent. Aucun logiciel, aucune compétence de dessin.

  1. 1

    Ouvrir le cadastre ou le géoportail

    1 min

    Sur cadastre.gouv.fr, saisissez l'adresse du terrain pour obtenir un extrait de plan cadastral. Sur geoportail.gouv.fr, la même adresse donne un fond de carte IGN, mieux adapté aux communes rurales.

  2. 2

    Choisir le bon niveau de zoom

    1 min

    La feuille doit permettre de retrouver le terrain sans hésitation : le quartier et ses voies en ville, le hameau et les routes de desserte à la campagne. Trop zoomé, le plan ne situe rien ; trop large, la parcelle devient invisible.

  3. 3

    Repérer la parcelle

    1 min

    Entourez la parcelle en rouge ou marquez-la d'une flèche, et portez sa référence cadastrale : section et numéro. Un repérage discret au milieu d'un tissu pavillonnaire dense ne se voit pas : appuyez le trait.

  4. 4

    Reporter les points de vue des photographies

    1 min

    Placez deux repères numérotés indiquant l'endroit d'où les photographies DP7 et DP8 ont été prises, ainsi que l'angle de prise de vue. C'est une exigence du code, systématiquement oubliée.

  5. 5

    Compléter le cartouche et imprimer

    1 min

    Mentionnez l'échelle, la flèche du nord, l'adresse du terrain, les références cadastrales et l'intitulé « DP1 : Plan de situation ». Imprimez en autant d'exemplaires que le dossier en réclame.

Combien d'exemplaires joindre au dossier

Une déclaration préalable se dépose en deux exemplaires complets, auxquels s'ajoutent deux exemplaires supplémentaires du seul plan de situation. Ces tirages en plus servent aux transmissions entre le service instructeur et les administrations consultées.

Le nombre d'exemplaires du dossier augmente selon la situation du terrain : trois lorsque le projet se situe dans un site patrimonial remarquable ou aux abords d'un monument historique, quatre lorsqu'il se situe en cœur de parc national. Le service urbanisme de votre commune indique le compte exact au dépôt.

Le dépôt dématérialisé sur le guichet numérique des autorisations d'urbanisme dispense de ces tirages : un seul jeu de fichiers suffit. Il est ouvert dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants, et de plus en plus largement en dessous.

Les erreurs qui font revenir un dossier

Sur une pièce aussi simple, les motifs de renvoi sont peu nombreux et toujours les mêmes :

  • Le plan trop zoomé. Une capture centrée sur le toit de la maison, sans rue nommée ni carrefour : le terrain n'est pas situé.
  • La parcelle non repérée. La carte est bonne, mais rien n'indique quelle parcelle est concernée au milieu de trente autres.
  • L'échelle absente. Une capture d'écran n'en porte jamais : il faut l'ajouter à la main.
  • Les points de vue non reportés. Exigence du code, presque jamais respectée dans un dossier monté seul.
  • Les deux exemplaires supplémentaires oubliés lors d'un dépôt papier, ce qui suffit à rendre le dossier incomplet.

Questions fréquentes sur plan de situation

Quelle échelle pour un plan de situation ?

La notice officielle du formulaire indique un ordre de grandeur du 1/2 000 ou du 1/5 000 pour un projet situé en ville, et du 1/20 000 ou du 1/25 000 en zone rurale. Le code de l'urbanisme n'impose aucune valeur : le critère est que le terrain puisse être retrouvé sans hésitation à l'intérieur de la commune.

Où trouver un plan de situation gratuit ?

Sur cadastre.gouv.fr pour un extrait de plan cadastral, ou sur geoportail.gouv.fr pour un fond de carte IGN. Les deux services sont publics et gratuits. Il suffit ensuite d'imprimer, d'entourer la parcelle, d'ajouter l'échelle, le nord et les points de prise de vue des photographies.

Un extrait de cadastre suffit-il comme plan de situation ?

Oui, à condition qu'il soit annoté : parcelle repérée, échelle, orientation et points de prise de vue. C'est d'ailleurs le document le plus utilisé en tissu urbain. En zone rurale, un fond de carte IGN situe souvent mieux le terrain, parce qu'il fait apparaître les hameaux et les routes.

Le plan de situation est-il toujours obligatoire ?

Oui. C'est la seule pièce du bordereau exigée dans tous les dossiers de déclaration préalable, quelle que soit la nature des travaux. Le plan de masse, le plan de coupe ou le plan des façades ne sont dus que dans certains cas ; le plan de situation, lui, l'est toujours.

Combien d'exemplaires du plan de situation faut-il fournir ?

En dépôt papier, deux exemplaires complets du dossier plus deux exemplaires supplémentaires du seul plan de situation. Le nombre d'exemplaires du dossier passe à trois en site patrimonial remarquable ou aux abords d'un monument historique, et à quatre en cœur de parc national. Le dépôt dématérialisé dispense de ces tirages.

Votre plan de situation, dessiné et déposé pour vous

Nous produisons les pièces DP1 à DP8, remplissons le Cerfa 13703 et déposons le dossier en mairie. Vous suivez l'instruction depuis votre e-mail.

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Les autres pièces du dossier

Une déclaration préalable se juge sur la cohérence entre ses pièces : une cote présente sur un plan et absente d'un autre suffit à déclencher une demande de pièces complémentaires.

Les projets qui réclament le plan de situation

Le contenu attendu ne change pas d'un projet à l'autre, mais les cotes à porter et les prescriptions du PLU à vérifier, si.

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