Les pièces DP1 à DP8 : ce que la mairie attend vraiment
Ce que chaque plan doit montrer, les échelles admises et les erreurs qui déclenchent une demande de pièces complémentaires.
11 min

Pièce DP3
Le plan de coupe est la pièce que l'on croit facultative jusqu'au jour où la mairie la réclame. Il complète le plan de masse en montrant ce qu'une vue aérienne ne peut pas montrer : le relief du terrain, et la façon dont la construction s'y pose. Voici quand il est exigé, ce qu'il doit faire apparaître, où placer le trait de coupe et l'erreur de nivellement qui bloque un dossier.
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Nous dessinons cette pièce
Plan de coupe et les autres pièces du dossier, produits à partir de vos mesures et du cadastre, puis déposés en mairie.
Démarrer ma déclarationLe plan de coupe est un dessin en profil : on imagine que l'on tranche le terrain et la construction selon une ligne verticale, et l'on dessine ce que l'on verrait de côté. Il complète le plan de masse, qui est une vue de dessus et qui, par construction, ne peut rien dire du relief.
Son objet est précis : montrer l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain. Autrement dit, la construction est-elle posée sur le sol, encastrée dans une pente, perchée sur un remblai ? Le règlement de zone du PLU raisonne presque toujours en hauteur mesurée depuis le terrain naturel : sans coupe, cette hauteur n'est pas vérifiable.
Lorsque les travaux modifient le relief, le plan doit faire apparaître l'état initial et l'état futur. C'est le point le plus important de la pièce, et celui qui la rend utile : la différence entre les deux lignes matérialise les déblais et les remblais, que rien d'autre dans le dossier ne décrit.
La règle tient en une phrase : le plan de coupe n'est à fournir que si le profil du terrain est modifié par les travaux projetés. C'est le cas si vous creusez une piscine, si vous décaissez pour créer une plateforme, si vous remblayez pour rattraper une pente, ou si vous édifiez un mur de soutènement.
Ce n'est pas le cas d'un abri de jardin posé sur une dalle en terrain plat, d'une clôture qui suit le sol existant, d'un ravalement ou d'un changement de menuiseries.
Dans le doute, produisez-le. Une pièce fournie sans être due n'a jamais fait rejeter un dossier ; une pièce due et manquante suspend l'instruction et fait repartir le délai à zéro. Le rapport de risque est très asymétrique, et le plan de coupe d'un projet simple se dessine en une demi-heure.
Précision utile : certaines communes le réclament systématiquement, par habitude de service. La liste des pièces exigibles étant limitative, une telle demande est discutable, mais la discuter coûte souvent plus cher en semaines que la pièce en heures.
| Critère | Plan de coupe exigé | Plan de coupe non exigé |
|---|---|---|
| Piscine enterrée ou semi-enterrée | Oui | Non |
| Terrassement, déblai ou remblai | Oui | Non |
| Construction sur terrain en pentePlateforme créée | Oui | Non |
| Abri posé sur dalle, terrain plat | Non | Oui |
| Ravalement, changement de menuiseries | Non | Oui |
| Piscine hors sol posée au sol | Non | Oui |
| Ce que le plan doit montrer | Profil avant et après travaux | — |

Le plan de coupe doit faire apparaître :
En revanche, le plan de coupe n'a pas à montrer les planchers intérieurs. La notice officielle le dit explicitement : il indique le volume extérieur des constructions. Une déclaration préalable ne contrôle pas la distribution intérieure du bâtiment, et un plan surchargé de cloisons et de mobilier brouille la seule information attendue.
Enfin, l'emplacement de la coupe doit figurer sur le plan de masse. La notice le recommande pour la lisibilité, et l'usage l'a transformé en attente de fait : un trait fléché repéré A–A' sur le DP2, le même repère en titre du DP3.
C'est le choix qui décide de la valeur de la pièce. Le trait doit passer par l'endroit où la démonstration est la plus difficile à faire : la plus grande pente du terrain, et la construction projetée. Une coupe tracée dans la partie plate du jardin, à trois mètres du projet, ne prouve rien et sera renvoyée.
Sur un terrain à double pente, ou lorsque le projet est allongé, deux coupes perpendiculaires valent mieux qu'une seule : l'une dans le sens de la pente, l'autre en travers. Rien ne l'interdit, et le service instructeur y gagne du temps.
Quatre gestes, dans cet ordre. Le premier décide de la valeur des trois autres.
Elle doit passer par l'endroit le plus significatif : la plus grande pente du terrain, et la construction projetée. Une coupe qui évite le projet ne démontre rien. Sur un terrain complexe, deux coupes perpendiculaires valent mieux qu'une.
Un trait fléché repéré A–A' sur le plan de masse, et le même repère en titre du plan de coupe. La notice recommande explicitement ce report : sans lui, le lecteur ne sait pas ce qu'il regarde.
Deux lignes distinctes, en trait plein pour l'état futur et en trait interrompu pour l'état initial, avec des cotes altimétriques aux points hauts et bas. C'est la superposition des deux qui rend les déblais et les remblais lisibles.
Figurez le volume extérieur de la construction, jamais les planchers intérieurs, puis cotez la hauteur à l'égout et au faîtage depuis le terrain naturel, ainsi que la profondeur des excavations.
Une piscine enterrée de 32 m². La coupe passe dans la longueur du bassin. Elle montre le terrain naturel, la profondeur de fouille, souvent 1,50 m, le niveau de la margelle par rapport au terrain fini, et le remblai réalisé avec les terres excavées. Sans elle, la mairie ne peut pas vérifier si le bassin d épasse du sol, ce que plusieurs PLU plafonnent à 0,60 m.
Un abri de jardin sur terrain en pente. Le terrain descend de 80 cm sur la longueur de l'abri. Une plateforme est créée par un léger décaissement amont et un remblai aval. La coupe montre les deux lignes, et surtout la hauteur au faîtage mesurée depuis le point bas du terrain naturel : c'est cette valeur, et non celle mesurée depuis la dalle, que le règlement de zone plafonne.
Une terrasse surélevée de 70 cm. La coupe montre la structure, la hauteur au-dessus du terrain naturel et le traitement du talus. C'est aussi elle qui permet d'apprécier les vues créées sur la propriété voisine, point sur lequel les services instructeurs sont attentifs.
Une seule erreur revient plus souvent que toutes les autres réunies : mesurer la hauteur depuis le terrain fini au lieu du terrain naturel. Sur un terrain plat, l'écart est nul et personne ne le remarque. Sur un terrain en pente, il atteint couramment 60 cm à 1 m, et il fait passer un projet au-dessus de la hauteur maximale autorisée par le règlement de zone.
b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur.
Nous produisons les pièces DP1 à DP8, remplissons le Cerfa 13703 et déposons le dossier en mairie. Vous suivez l'instruction depuis votre e-mail.

Ce que chaque plan doit montrer, les échelles admises et les erreurs qui déclenchent une demande de pièces complémentaires.
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Une déclaration préalable se juge sur la cohérence entre ses pièces : une cote présente sur un plan et absente d'un autre suffit à déclencher une demande de pièces complémentaires.
Le contenu attendu ne change pas d'un projet à l'autre, mais les cotes à porter et les prescriptions du PLU à vérifier, si.
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