Simulateur de taxe d’aménagement 2026
Surface taxable, valeur forfaitaire de l’année, abattement de 50 %, taux communal et départemental : le montant à provisionner avant de déposer.
2 min

Outil de décision
Deux procédures, deux formulaires, deux délais, et une frontière qui tient à quelques mètres carrés. Quatre questions sur la nature de vos travaux, la surface créée, le zonage de votre parcelle et le secteur protégé suffisent à trancher. Le test applique les seuils du code de l'urbanisme et vous renvoie vers la page qui détaille votre cas.
Test gratuit et indicatif · aucune donnée transmise · articles du code cités
Un doute sur votre cas ?
Le questionnaire en six étapes reprend votre projet en détail, vérifie le zonage et vous adresse un devis ferme. Nous montons ensuite le dossier, quel que soit le formulaire.
Démarrer ma déclarationDéclaration préalable ou permis de construire ?
Quatre questions sur votre projet. Le test applique les seuils des articles R.421-2 à R.421-17 du code de l’urbanisme et vous renvoie vers la page de travaux correspondante.
Le code de l'urbanisme ne raisonne pas par type d'ouvrage mais par surface créée et par nature de l'intervention. Trois seuils et une exception suffisent à couvrir la quasi-totalité des projets d'une maison individuelle.
Cinq mètres carrés. En dessous, la construction est dispensée de toute formalité (article R.421-2), à condition que l'emprise au sol et la surface de plancher restent toutes deux sous ce seuil et que la hauteur n'excède pas 12 m. En secteur protégé, la dispense disparaît : la déclaration préalable reste exigée quelle que soit la surface.
Vingt mètres carrés. Entre 5 et 20 m², c'est la déclaration préalable. Au-delà, le permis de construire, pour une construction neuve isolée comme pour une extension hors zone urbaine.
Quarante mètres carrés. C'est le seuil relevé dont bénéficient les extensions accolées à un bâtiment existant, en zone urbaine d'une commune couverte par un plan local d'urbanisme ou un plan d'occupation des sols. Le mot « accolée » compte : un abri construit à trois mètres de la maison est une construction neuve isolée, plafonnée à 20 m².
L'exception des 150 m². Si la surface de plancher totale de la construction après travaux dépasse 150 m², l'extension repasse en permis de construire et le recours à un architecte devient obligatoire (article R.431-2). Une extension de 35 m² sur une maison de 130 m² relève donc du permis, alors que la même extension sur une maison de 100 m² relève de la déclaration préalable.
| Critère | Déclaration préalable | Permis de construire |
|---|---|---|
| Construction neuve isoléeAbri, garage, carport, local annexe | 5 à 20 m² | Plus de 20 m² |
| Extension accolée, en zone U d’un PLU ou POS | 5 à 40 m² | Plus de 40 m² |
| Extension accolée, hors zone U | 5 à 20 m² | Plus de 20 m² |
| Extension portant le total au-delà de 150 m²Architecte obligatoire | Non | Oui |
| Aménagement de combles ou de garageSurface de plancher créée | 5 à 20 ou 40 m² | Au-delà |
| Bassin de piscineCouverture de moins de 1,80 m | 10 à 100 m² | Plus de 100 m² |
| Abri de piscine de plus de 1,80 m | Non | Oui |
| Modification de l’aspect extérieurFenêtre de toit, menuiseries, panneaux solaires, clôture | Oui | Non |
| Changement de destination sans travaux sur la structure | Oui | Non |
| Changement de destination avec travaux sur la structure ou la façade | Non | Oui |
Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes […] : les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés.
C'est là que la plupart des dossiers se trompent. Le code retient l'emprise au sol créée OU la surface de plancher créée : dès que l'une des deux franchit le seuil, la formalité correspondante s'applique. Il faut donc calculer les deux, et retenir la plus grande.
Un exemple rend l'écart évident. Un carport de 25 m² ouvert sur trois côtés ne crée aucune surface de plancher, il n'est ni clos ni couvert au sens du texte, mais son emprise au sol atteint 25 m² : permis de construire. À l'inverse, un aménagement de combles de 30 m² ne crée aucune emprise au sol supplémentaire, le volume existant déjà, mais 30 m² de surface de plancher : déclaration préalable en zone U, permis au-delà de 40 m² ou si le total franchit 150 m².
Deux outils donnent ces chiffres : le calcul de l'emprise au sol, qui traite le piège des débords de toiture sur poteaux, et le calcul de la surface de plancher, qui applique les sept déductions de l'article R.111-22 et donne au passage la surface taxable.
Une part importante des déclarations préalables ne concerne aucune surface. L'article R.421-17 soumet à déclaration tous les travaux modifiant l'aspect extérieur d'une construction existante : percer une fenêtre de toit, changer la teinte des menuiseries, poser des panneaux solaires en surimposition de toiture, remplacer une couverture par un matériau différent, édifier une clôture nouvelle sur la voie publique.
Deux cas méritent une attention particulière. Le ravalement de façade ne relève de la déclaration préalable que dans les périmètres délimités par délibération du conseil municipal, et systématiquement aux abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable : hors de ces périmètres, aucune formalité n'est exigée. Le changement de destination relève de la déclaration préalable tant qu'il ne s'accompagne d'aucune modification des structures porteuses ni de la façade ; dès qu'un mur porteur est touché ou qu'une ouverture est créée, il bascule en permis de construire.
Aux abords d'un monument historique, en site patrimonial remarquable, en site classé ou inscrit, trois choses changent. La dispense des 5 m² disparaît : toute construction, même minuscule, exige une déclaration préalable. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France devient nécessaire, et c'est un avis conforme : la mairie ne peut pas passer outre. Enfin, le délai d'instruction d'une déclaration préalable passe d'un à deux mois, et l'accord tacite ne joue pas dans tous les cas.
Le périmètre classique est celui des 500 mètres autour d'un monument historique, mais il peut avoir été remplacé par un périmètre délimité des abords, plus resserré ou au contraire étendu. Le géoportail de l'urbanisme et le service urbanisme de la commune renseignent l'un comme l'autre. Le détail figure sur notre guide travaux en secteur protégé.
La différence n'est pas seulement administrative. Elle porte sur le formulaire, sur le nombre de pièces, sur le délai, sur le coût et sur l'obligation de recourir à un architecte.
Déposer une déclaration préalable là où un permis de construire était nécessaire n'est pas une faute au sens pénal, tant que les travaux n'ont pas commencé. Le service instructeur requalifie la demande et vous notifie qu'un permis est requis : il faut alors reprendre le dossier, changer de formulaire, ajouter les pièces manquantes et repartir pour deux à trois mois d'instruction. Comptez trois à quatre mois perdus.
La situation change du tout au tout si les travaux ont commencé. L'infraction est alors constituée : procès-verbal transmis au procureur, interruption possible du chantier par arrêté du maire, amende de 1 200 à 6 000 € par mètre carré de surface construite, et démolition ou mise en conformité sur décision du juge. La prescription de l'action pénale est de six ans à compter de l'achèvement des travaux.
Le réflexe utile, en cas de doute persistant : déposer une demande de certificat d'urbanisme opérationnel, ou tout simplement appeler le service urbanisme de la commune. La plupart des services instructeurs répondent volontiers à une question posée avant le dépôt : c'est du temps qu'ils n'auront pas à passer sur une demande de pièces complémentaires.
Quatre vérifications, dans cet ordre. Comptez une heure au total, l'essentiel étant le calcul des surfaces.
Construction neuve isolée, extension accolée, aménagement intérieur créant de la surface, piscine, modification d'aspect extérieur ou changement de destination : les six familles ne suivent pas la même règle. Si votre dossier en combine plusieurs, la mairie apprécie l'ensemble.
Le code retient l'emprise au sol créée ou la surface de plancher créée : dès que l'une dépasse le seuil, la formalité correspondante s'applique. Un carport ne crée aucune surface de plancher mais bascule en permis par sa seule emprise au sol.
En zone urbaine d'une commune couverte par un PLU ou un POS, le seuil des extensions passe de 20 à 40 m². Le zonage se lit sur le géoportail de l'urbanisme, ou s'obtient auprès du service urbanisme de la commune.
Abords d'un monument historique, site patrimonial remarquable, site classé ou inscrit : la dispense des 5 m² disparaît, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France devient nécessaire et le délai d'instruction passe à deux mois.
Déclaration préalable ou permis de construire : nous établissons les surfaces, produisons les plans réglementaires, remplissons le Cerfa et déposons en mairie.
Devis ferme après le questionnaire · sans engagement

Surface taxable, valeur forfaitaire de l’année, abattement de 50 %, taux communal et départemental : le montant à provisionner avant de déposer.
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Ce qui se compte, ce qui se déduit, pièce par pièce. Le résultat donne aussi la surface taxable, qui n’obéit pas aux mêmes déductions.
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Débords de toiture, carport, piscine, terrasse : ce qui entre dans la projection au sol et ce qui n’y entre pas, plus le coefficient d’emprise du PLU.
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Chaque page détaille les seuils applicables, les pièces attendues, les prescriptions du PLU qui bloquent le plus souvent et le déroulé de l'instruction.
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