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Démarrer ma déclaration
Une experte compare deux dossiers autour de la maquette d'un projet de maison

Outil de décision

Déclaration préalable ou permis de construire ?

Deux procédures, deux formulaires, deux délais, et une frontière qui tient à quelques mètres carrés. Quatre questions sur la nature de vos travaux, la surface créée, le zonage de votre parcelle et le secteur protégé suffisent à trancher. Le test applique les seuils du code de l'urbanisme et vous renvoie vers la page qui détaille votre cas.

  • 4 questions, 1 minute
  • Cerfa et délai indiqués
  • Lien vers votre type de travaux

Test gratuit et indicatif · aucune donnée transmise · articles du code cités

Un doute sur votre cas ?

Le questionnaire en six étapes reprend votre projet en détail, vérifie le zonage et vous adresse un devis ferme. Nous montons ensuite le dossier, quel que soit le formulaire.

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Le test en quatre questions

Déclaration préalable ou permis de construire ?

Quatre questions sur votre projet. Le test applique les seuils des articles R.421-2 à R.421-17 du code de l’urbanisme et vous renvoie vers la page de travaux correspondante.

  1. 1. Votre projet
  2. 2. Les surfaces
  3. 3. Le terrain
  4. 4. Le secteur
  5. Résultat
Quelle est la nature de vos travaux ?Retenez le projet principal. Si vous menez plusieurs travaux dans le même dossier, la mairie apprécie l’ensemble : choisissez celui qui crée le plus de surface.
Recommandation indicative fondée sur les articles R.421-1, R.421-2, R.421-9, R.421-14, R.421-17 et R.431-2 du code de l’urbanisme. Seul le service instructeur de votre commune décide, et le règlement du PLU peut être plus restrictif. Source : service-public.gouv.fr, fiche F17578, relevée le 3 août 2026.

La règle de décision, en clair

Le code de l'urbanisme ne raisonne pas par type d'ouvrage mais par surface créée et par nature de l'intervention. Trois seuils et une exception suffisent à couvrir la quasi-totalité des projets d'une maison individuelle.

Cinq mètres carrés. En dessous, la construction est dispensée de toute formalité (article R.421-2), à condition que l'emprise au sol et la surface de plancher restent toutes deux sous ce seuil et que la hauteur n'excède pas 12 m. En secteur protégé, la dispense disparaît : la déclaration préalable reste exigée quelle que soit la surface.

Vingt mètres carrés. Entre 5 et 20 m², c'est la déclaration préalable. Au-delà, le permis de construire, pour une construction neuve isolée comme pour une extension hors zone urbaine.

Quarante mètres carrés. C'est le seuil relevé dont bénéficient les extensions accolées à un bâtiment existant, en zone urbaine d'une commune couverte par un plan local d'urbanisme ou un plan d'occupation des sols. Le mot « accolée » compte : un abri construit à trois mètres de la maison est une construction neuve isolée, plafonnée à 20 m².

L'exception des 150 m². Si la surface de plancher totale de la construction après travaux dépasse 150 m², l'extension repasse en permis de construire et le recours à un architecte devient obligatoire (article R.431-2). Une extension de 35 m² sur une maison de 130 m² relève donc du permis, alors que la même extension sur une maison de 100 m² relève de la déclaration préalable.

Formalité applicable selon la nature du projet et la surface créée : articles R.421-1 à R.421-17 du code de l'urbanisme. Tableau valable hors secteur protégé, où la déclaration préalable est exigée dès le premier mètre carré.
CritèreDéclaration préalablePermis de construire
Construction neuve isoléeAbri, garage, carport, local annexe5 à 20 m²Plus de 20 m²
Extension accolée, en zone U d’un PLU ou POS5 à 40 m²Plus de 40 m²
Extension accolée, hors zone U5 à 20 m²Plus de 20 m²
Extension portant le total au-delà de 150 m²Architecte obligatoireNonOui
Aménagement de combles ou de garageSurface de plancher créée5 à 20 ou 40 m²Au-delà
Bassin de piscineCouverture de moins de 1,80 m10 à 100 m²Plus de 100 m²
Abri de piscine de plus de 1,80 mNonOui
Modification de l’aspect extérieurFenêtre de toit, menuiseries, panneaux solaires, clôtureOuiNon
Changement de destination sans travaux sur la structureOuiNon
Changement de destination avec travaux sur la structure ou la façadeNonOui

Quelle surface faut-il retenir ?

C'est là que la plupart des dossiers se trompent. Le code retient l'emprise au sol créée OU la surface de plancher créée : dès que l'une des deux franchit le seuil, la formalité correspondante s'applique. Il faut donc calculer les deux, et retenir la plus grande.

Un exemple rend l'écart évident. Un carport de 25 m² ouvert sur trois côtés ne crée aucune surface de plancher, il n'est ni clos ni couvert au sens du texte, mais son emprise au sol atteint 25 m² : permis de construire. À l'inverse, un aménagement de combles de 30 m² ne crée aucune emprise au sol supplémentaire, le volume existant déjà, mais 30 m² de surface de plancher : déclaration préalable en zone U, permis au-delà de 40 m² ou si le total franchit 150 m².

Deux outils donnent ces chiffres : le calcul de l'emprise au sol, qui traite le piège des débords de toiture sur poteaux, et le calcul de la surface de plancher, qui applique les sept déductions de l'article R.111-22 et donne au passage la surface taxable.

Les travaux qui ne créent aucune surface

Une part importante des déclarations préalables ne concerne aucune surface. L'article R.421-17 soumet à déclaration tous les travaux modifiant l'aspect extérieur d'une construction existante : percer une fenêtre de toit, changer la teinte des menuiseries, poser des panneaux solaires en surimposition de toiture, remplacer une couverture par un matériau différent, édifier une clôture nouvelle sur la voie publique.

Deux cas méritent une attention particulière. Le ravalement de façade ne relève de la déclaration préalable que dans les périmètres délimités par délibération du conseil municipal, et systématiquement aux abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable : hors de ces périmètres, aucune formalité n'est exigée. Le changement de destination relève de la déclaration préalable tant qu'il ne s'accompagne d'aucune modification des structures porteuses ni de la façade ; dès qu'un mur porteur est touché ou qu'une ouverture est créée, il bascule en permis de construire.

Le cas du secteur protégé

Aux abords d'un monument historique, en site patrimonial remarquable, en site classé ou inscrit, trois choses changent. La dispense des 5 m² disparaît : toute construction, même minuscule, exige une déclaration préalable. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France devient nécessaire, et c'est un avis conforme : la mairie ne peut pas passer outre. Enfin, le délai d'instruction d'une déclaration préalable passe d'un à deux mois, et l'accord tacite ne joue pas dans tous les cas.

Le périmètre classique est celui des 500 mètres autour d'un monument historique, mais il peut avoir été remplacé par un périmètre délimité des abords, plus resserré ou au contraire étendu. Le géoportail de l'urbanisme et le service urbanisme de la commune renseignent l'un comme l'autre. Le détail figure sur notre guide travaux en secteur protégé.

Ce qui change concrètement entre les deux dossiers

La différence n'est pas seulement administrative. Elle porte sur le formulaire, sur le nombre de pièces, sur le délai, sur le coût et sur l'obligation de recourir à un architecte.

Déclaration préalable
Cerfa 13703, pièces DP1 à DP8, un mois d'instruction : deux en secteur protégé, pas d'architecte. Décision de non-opposition, expresse ou tacite.
Permis de construire
Cerfa 13406 pour une maison individuelle, pièces PCMI1 à PCMI8, deux à trois mois d'instruction, architecte obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher totale.
Accord tacite
L'absence de réponse à l'expiration du délai vaut décision favorable. Demandez un certificat de non-opposition à la mairie : il vaut preuve auprès d'un notaire ou d'un assureur.
Recours des tiers
Deux mois à compter du premier jour d'affichage régulier du panneau sur le terrain, pour les deux procédures. Un affichage incomplet ne fait pas courir le délai.

Se tromper de dossier : ce que ça coûte

Déposer une déclaration préalable là où un permis de construire était nécessaire n'est pas une faute au sens pénal, tant que les travaux n'ont pas commencé. Le service instructeur requalifie la demande et vous notifie qu'un permis est requis : il faut alors reprendre le dossier, changer de formulaire, ajouter les pièces manquantes et repartir pour deux à trois mois d'instruction. Comptez trois à quatre mois perdus.

La situation change du tout au tout si les travaux ont commencé. L'infraction est alors constituée : procès-verbal transmis au procureur, interruption possible du chantier par arrêté du maire, amende de 1 200 à 6 000 € par mètre carré de surface construite, et démolition ou mise en conformité sur décision du juge. La prescription de l'action pénale est de six ans à compter de l'achèvement des travaux.

Le réflexe utile, en cas de doute persistant : déposer une demande de certificat d'urbanisme opérationnel, ou tout simplement appeler le service urbanisme de la commune. La plupart des services instructeurs répondent volontiers à une question posée avant le dépôt : c'est du temps qu'ils n'auront pas à passer sur une demande de pièces complémentaires.

La méthode, étape par étape

Quatre vérifications, dans cet ordre. Comptez une heure au total, l'essentiel étant le calcul des surfaces.

  1. 1

    Identifiez la nature exacte de vos travaux

    5 min

    Construction neuve isolée, extension accolée, aménagement intérieur créant de la surface, piscine, modification d'aspect extérieur ou changement de destination : les six familles ne suivent pas la même règle. Si votre dossier en combine plusieurs, la mairie apprécie l'ensemble.

  2. 2

    Établissez la surface créée, la plus grande des deux

    30 min

    Le code retient l'emprise au sol créée ou la surface de plancher créée : dès que l'une dépasse le seuil, la formalité correspondante s'applique. Un carport ne crée aucune surface de plancher mais bascule en permis par sa seule emprise au sol.

  3. 3

    Vérifiez le zonage de votre parcelle

    15 min

    En zone urbaine d'une commune couverte par un PLU ou un POS, le seuil des extensions passe de 20 à 40 m². Le zonage se lit sur le géoportail de l'urbanisme, ou s'obtient auprès du service urbanisme de la commune.

  4. 4

    Vérifiez si vous êtes en secteur protégé

    15 min

    Abords d'un monument historique, site patrimonial remarquable, site classé ou inscrit : la dispense des 5 m² disparaît, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France devient nécessaire et le délai d'instruction passe à deux mois.

Questions fréquentes sur le choix du dossier

Quelle surface peut-on construire sans permis de construire ?

Jusqu'à 20 m² d'emprise au sol ou de surface de plancher créée pour une construction neuve isolée, avec une déclaration préalable. Ce seuil monte à 40 m² pour une extension accolée à un bâtiment existant, en zone urbaine d'une commune couverte par un plan local d'urbanisme ou un plan d'occupation des sols. En dessous de 5 m², aucune formalité n'est requise, sauf en secteur protégé. Et si la surface de plancher totale après travaux dépasse 150 m², l'extension repasse en permis de construire quoi qu'il arrive.

Quelle est la différence entre une déclaration préalable et un permis de construire ?

La déclaration préalable est une procédure allégée : formulaire Cerfa 13703, huit pièces au maximum, un mois d'instruction, pas d'architecte. Le permis de construire est une procédure complète : Cerfa 13406 pour une maison individuelle, dossier PCMI1 à PCMI8, deux à trois mois d'instruction, architecte obligatoire au-delà de 150 m² de surface de plancher totale. L'affichage sur le terrain et le délai de recours des tiers de deux mois s'appliquent aux deux.

Faut-il un permis de construire pour une extension de 30 m² ?

Cela dépend de deux réponses. En zone urbaine d'une commune couverte par un PLU, une extension de 30 m² accolée à un bâtiment existant relève de la déclaration préalable, puisque le seuil y est de 40 m². Hors zone U, le seuil retombe à 20 m² et le permis devient obligatoire. Et dans tous les cas, si la surface de plancher totale après travaux dépasse 150 m², l'extension bascule en permis de construire avec recours obligatoire à un architecte.

Une déclaration préalable peut-elle être refusée comme un permis ?

Oui, exactement de la même manière et sur les mêmes fondements : non-conformité au règlement du plan local d'urbanisme, avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique. La décision de non-opposition n'est pas un droit acquis : le maire peut s'opposer, et le refus se conteste par un recours gracieux dans les deux mois, puis devant le tribunal administratif.

Que se passe-t-il si je dépose une déclaration préalable au lieu d’un permis ?

Le service instructeur requalifie la demande et vous notifie qu'un permis de construire est nécessaire. L'instruction repart de zéro, avec un nouveau dossier, un nouveau formulaire et deux à trois mois supplémentaires. Si les travaux ont déjà commencé, l'infraction est constituée : procès-verbal, interruption du chantier, amende de 1 200 à 6 000 € par mètre carré construit, et démolition possible sur décision du juge.

Un carport ou une pergola relèvent-ils de la déclaration préalable ?

Oui, dès qu'ils dépassent 5 m² d'emprise au sol. Un carport ou une pergola sur poteaux ne créent aucune surface de plancher, ils ne sont ni clos ni couverts au sens du texte, mais leur emprise au sol correspond à toute la surface couverte. Au-delà de 20 m² d'emprise au sol, le permis de construire devient obligatoire, même sans le moindre mur.

Quel que soit le formulaire, nous montons le dossier

Déclaration préalable ou permis de construire : nous établissons les surfaces, produisons les plans réglementaires, remplissons le Cerfa et déposons en mairie.

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