Calcul de la surface de plancher
Ce qui se compte, ce qui se déduit, pièce par pièce. Le résultat donne aussi la surface taxable, qui n’obéit pas aux mêmes déductions.
2 min

Outil de calcul
La taxe d'aménagement est due sur toute construction, reconstruction ou agrandissement soumis à autorisation d'urbanisme. Elle n'est pas réclamée au dépôt du dossier mais après l'achèvement des travaux, souvent plus d'un an plus tard, et son montant surprend. Le simulateur ci-dessous l'établit avant que vous ne déposiez, barème et sources affichés.
Estimation indicative · pas un avis fiscal · aucune donnée transmise
Déclarer la bonne surface
Une surface taxable mal reportée sur le Cerfa se paie deux fois : en redressement, puis en majoration. Nous remplissons le formulaire et produisons les pièces DP1 à DP8 qui la justifient.
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Barème 2026, relevé le 3 août 2026. Les deux taux sont votés localement : remplacez les valeurs par défaut par celles de votre commune et de votre département.
Montant estimé à provisionner
723 €
Taxe d’aménagement : 669 € · redevance d’archéologie préventive : 54 €. Barème 2026, estimation indicative : ce n’est pas un avis fiscal.
Surface au tarif plein 15 × 892 €13 380 €
Assiette imposable13 380 €
Part communale 3 %401 €
Part départementale 2 %268 €
Taxe d’aménagement669 €
Redevance d’archéologie préventive 0,4 %54 €
Total à provisionner723 €
C'est un impôt local unique, dû une seule fois, sur toute opération de construction, de reconstruction ou d'agrandissement de bâtiments qui nécessite une autorisation d'urbanisme : déclaration préalable, permis de construire ou permis d'aménager. Elle finance les équipements publics rendus nécessaires par l'urbanisation : voirie, réseaux, écoles, espaces verts.
Depuis la réforme du 1er septembre 2022, elle ne relève plus du code de l'urbanisme mais du code général des impôts, articles 1635 quater A à 1635 quater T, et c'est la direction générale des finances publiques, non plus la direction départementale des territoires, qui l'établit et la recouvre. C'est aussi depuis cette réforme que la déclaration se fait à l'achèvement des travaux, et non au dépôt du dossier.
Elle se compose de deux parts, parfois trois : une part communale, votée par la commune ou l'intercommunalité, une part départementale qui finance notamment les espaces naturels sensibles et les conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement, et, en Île-de-France seulement, une part régionale. À quoi s'ajoute la redevance d'archéologie préventive, assise sur la même base.
Les valeurs forfaitaires au mètre carré sont fixées par l'article 1635 quater H du code général des impôts et actualisées au 1er janvier de chaque année selon le dernier indice du coût de la construction publié par l'Insee, arrondies à l'euro inférieur. Elles ne relèvent d'aucun arrêté : la revalorisation est automatique.
Fait notable, le barème 2026 est en baisse, la première depuis neuf ans, l'indice du coût de la construction ayant reculé de 4,06 % : la valeur hors Île-de-France passe de 930 € à 892 €, celle d'Île-de-France de 1 054 € à 1 011 €, et le bassin de piscine de 262 € à 251 € le mètre carré.
| Assiette | Valeur 2026 |
|---|---|
| Surface taxable, hors Île-de-France | 892 € / m² |
| Surface taxable, en Île-de-France | 1 011 € / m² |
| Bassin de piscine | 251 € / m² |
| Emplacement de stationnement extérieur | 2 928 € à 5 857 € / place |
| Panneaux photovoltaïques posés au sol | 10 € / m² |
| Éolienne de plus de 12 m de hauteur | 3 000 € / unité |
| Taux communal | 1 à 5 % (20 % en secteur justifié) |
| Taux départemental | 2,5 % au maximum |
| Part régionale, Île-de-France | 1 % au maximum |
| Redevance d'archéologie préventive | 0,4 % de l'assiette |
Sources : service-public.gouv.fr, fiche F23263 et article 1635 quater H du code général des impôts sur Légifrance, relevées le 3 août 2026. Les taux communal et départemental sont votés localement : ceux du simulateur sont des valeurs par défaut, à remplacer par les vôtres. Estimation indicative, ce n'est pas un avis fiscal.
Les valeurs par mètre carré sont actualisées au 1er janvier de chaque année, par référence au dernier indice du coût de la construction publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques. Elles sont arrondies à l'euro inférieur.
Cinq étapes, dont une seule demande un peu de travail : établir la surface taxable. Les quatre autres sont de la lecture de barème et une multiplication.
Ce n'est pas la surface de plancher : la surface taxable ne déduit que les parties sous 1,80 m de hauteur et les vides et trémies d'escaliers. Le garage, le carport fermé et les combles non aménageables y restent, et sont donc taxés.
Elle est fixée par l'article 1635 quater H du code général des impôts et actualisée chaque 1er janvier selon l'indice du coût de la construction : 892 € le m² hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France pour 2026.
Les cent premiers mètres carrés de l'habitation principale et de ses annexes sont réduits de moitié. Le quota se compte sur l'ensemble : si la maison occupe déjà 110 m² de surface taxable, il ne reste rien pour l'abri de jardin.
Le taux communal se situe entre 1 et 5 %, jusqu'à 20 % dans les secteurs qui le justifient par une délibération motivée, et le taux départemental ne peut dépasser 2,5 %. Le service urbanisme de la mairie les communique.
Assiette × (taux communal + taux départemental) donne la taxe d'aménagement. La redevance d'archéologie préventive s'ajoute au taux de 0,4 % de la même assiette, et se recouvre avec elle.
L'article 1635 quater I applique un abattement de 50 % sur la valeur forfaitaire pour quatre catégories de locaux : les logements aidés, les cent premiers mètres carrés des locaux d'habitation à usage de résidence principale et de leurs annexes, les locaux industriels ou artisanaux avec leurs entrepôts et hangars non ouverts au public exploités commercialement, et les parcs de stationnement couverts faisant l'objet d'une exploitation commerciale.
La deuxième catégorie est celle qui concerne un particulier, et elle est mal comprise. Le quota de cent mètres carrés n'est pas remis à zéro à chaque opération. Le bulletin officiel des finances publiques est explicite : les surfaces taxables nouvellement créées s'ajoutent à la surface taxable existante de chaque logement pour déterminer les valeurs forfaitaires applicables. Autrement dit, une maison de 110 m² de surface taxable a déjà consommé la totalité de son quota : l'abri de jardin, le garage ou l'extension qu'on lui ajoute sont taxés au tarif plein.
À l'inverse, une maison de 70 m² qui reçoit une extension de 40 m² bénéficie de l'abattement sur les 30 premiers mètres carrés créés, le solde du quota, et paie le tarif plein sur les 10 restants. C'est ce que fait le simulateur ci-dessus, à partir de la surface déjà bâtie que vous saisissez.
Deux régimes coexistent, et ils n'ont pas la même force. Les exonérations de plein droit de l'article 1635 quater D s'appliquent partout en France, sans démarche : constructions dont la surface taxable n'excède pas 5 m², reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit depuis moins de dix ans, reconstruction après sinistre sur le même terrain, bâtiments agricoles et de coopératives agricoles, surfaces d'activité des centres équestres, logements locatifs sociaux financés en PLAI, aménagements prescrits par un plan de prévention des risques, constructions affectées à un service public.
Les exonérations facultatives de l'article 1635 quater E dépendent, elles, d'une délibération. Le 6° de cet article vise expressément « les abris de jardin, les serres de jardin destinées à un usage non professionnel dont la surface est inférieure ou égale à 20 mètres carrés, les pigeonniers et colombiers soumis à déclaration préalable ». La commune peut les exonérer totalement ou partiellement ; le département délibère de son côté, indépendamment. Une même construction peut donc être exonérée de la part communale et taxée sur la part départementale.
La délibération doit être prise avant le 1er juillet pour s'appliquer au 1er janvier suivant, et l'exonération s'applique uniformément à toutes ces constructions sur le territoire concerné : aucune sectorisation n'est possible. Un appel au service urbanisme suffit à savoir où vous en êtes : c'est la première chose à vérifier avant de budgéter un abri.
C'est la requête la plus fréquente sur cette taxe, et pour cause : un abri acheté 900 € en jardinerie peut déclencher une imposition de plusieurs centaines d'euros, découverte plus d'un an après le montage. Trois seuils suffisent à situer le vôtre.
Attention à la mesure : la surface taxable de l'abri se mesure au nu intérieur, mais c'est l'emprise au sol (mesurée à l'extérieur, débords sur poteaux compris) qui décide de la formalité. Un abri annoncé « 19 m² » par son fabricant franchit couramment les 20 m² d'emprise et bascule en permis de construire. Le détail se trouve sur la page abri de jardin.
Le bassin ne relève pas de la valeur forfaitaire au mètre carré des constructions mais d'une valeur propre, fixée par l'article 1635 quater J à 251 € le mètre carré de bassin pour 2026. L'abattement de 50 % ne s'y applique pas : le bassin n'est ni un local d'habitation ni une annexe au sens de l'article 1635 quater I.
Un bassin de 32 m², taux communal 3 % et départemental 2 %, représente donc 8 032 € d'assiette et 402 € de taxe, redevance d'archéologie préventive en sus. Sous 10 m² de bassin, aucune autorisation d'urbanisme n'est exigée : faute de fait générateur, la taxe n'est pas due. Entre 10 et 100 m², c'est la déclaration préalable ; au-delà, le permis de construire.
Un abri de piscine de plus de 1,80 m de hauteur constitue par ailleurs une construction close et couverte à part entière : il crée de la surface taxable, taxée à la valeur forfaitaire des constructions, en plus du bassin.
Elle n'est pas exigible au dépôt du dossier. Depuis la réforme, le fait générateur reste la délivrance de l'autorisation, mais la déclaration incombe au redevable : vous disposez de 90 jours à compter de l'achèvement des travaux pour déclarer les éléments d'assiette sur votre espace personnel d'impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers ». L'avis d'imposition suit.
Le règlement s'effectue en une seule fois lorsque le montant reste inférieur à 1 500 €, en deux fractions égales au-delà. Le délai entre l'accord de la mairie et l'avis dépasse fréquemment un an : provisionnez le montant dès le dépôt, plutôt que de le découvrir.
Une déclaration d'achèvement inexacte expose à un redressement assorti d'intérêts de retard et de majorations. La surface taxable déclarée doit correspondre à celle du formulaire Cerfa, et le formulaire Cerfa aux plans déposés : c'est la même cohérence que le service instructeur vérifie sur le plan de masse coté.
Nous établissons vos surfaces, produisons les plans qui les justifient, remplissons le Cerfa 13703 et déposons le dossier en mairie. Une surface juste vous évite un redressement des années plus tard.
Devis ferme après le questionnaire · sans engagement

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