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Un conseiller calcule une taxe d'aménagement auprès d'une maquette de maison, de piscine et d'abri

Outil de calcul

Taxe d'aménagement 2026 : ce que votre projet va coûter

La taxe d'aménagement est due sur toute construction, reconstruction ou agrandissement soumis à autorisation d'urbanisme. Elle n'est pas réclamée au dépôt du dossier mais après l'achèvement des travaux, souvent plus d'un an plus tard, et son montant surprend. Le simulateur ci-dessous l'établit avant que vous ne déposiez, barème et sources affichés.

  • Barème 2026 sourcé et daté
  • Abattement de 50 % et exonérations
  • Abri de jardin, piscine, extension

Estimation indicative · pas un avis fiscal · aucune donnée transmise

Déclarer la bonne surface

Une surface taxable mal reportée sur le Cerfa se paie deux fois : en redressement, puis en majoration. Nous remplissons le formulaire et produisons les pièces DP1 à DP8 qui la justifient.

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Le simulateur de taxe d'aménagement

Simuler la taxe d’aménagement de votre projet

Barème 2026, relevé le 3 août 2026. Les deux taux sont votés localement : remplacez les valeurs par défaut par celles de votre commune et de votre département.

Ce que crée votre projetLa surface taxable n’est pas la surface de plancher : le garage et les combles non aménageables y sont comptés. Si vous ne la connaissez pas, le calculateur de surface de plancher la donne aussi.

Close et couverte, sous plus de 1,80 m.

m²

Taxé 251 € le m² de bassin.

m²

Taxées 2 928 € l’emplacement.

L’abattement de 50 %Il porte sur les cent premiers mètres carrés de l’habitation principale et de ses annexes. Ce quota est global : les surfaces déjà bâties l’ont peut-être déjà consommé.

Il reste 0 m² de quota d’abattement sur les 100 m² de l’article 1635 quater I.

m²
Les taux votés localementPart communale de 1 à 5 % : jusqu’à 20 % dans les secteurs qui le justifient. Part départementale plafonnée à 2,5 %. Ils figurent sur le site de votre commune ou s’obtiennent auprès du service urbanisme.

Valeur par défaut à remplacer.

%

Valeur par défaut à remplacer.

%
Exonérations et redevanceLes exonérations facultatives de l’article 1635 quater E sont votées séparément par la commune et par le département. Vérifiez la délibération avant de cocher.

Montant estimé à provisionner

723 €

Taxe d’aménagement : 669 € · redevance d’archéologie préventive : 54 €. Barème 2026, estimation indicative : ce n’est pas un avis fiscal.

Surface au tarif plein 15 × 892 €13 380 €

Assiette imposable13 380 €

Part communale 3 %401 €

Part départementale 2 %268 €

Taxe d’aménagement669 €

Redevance d’archéologie préventive 0,4 %54 €

Total à provisionner723 €

Paiement en une seule fois
Sous 1 500 €, la taxe est réglée en une fois. Elle n’est pas exigible au dépôt du dossier : vous déclarez l’achèvement des travaux dans les 90 jours sur impots.gouv.fr, et l’avis suit.
Estimation indicative, sans valeur d’avis fiscal. Barème 2026 : valeur forfaitaire de 892 € le m² hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France, bassin de piscine 251 € le m² (articles 1635 quater H et 1635 quater J du code général des impôts, valeurs actualisées au 1er janvier de chaque année selon l’indice du coût de la construction publié par l’Insee). Source : service-public.gouv.fr, fiche F23263, relevée le 3 août 2026. Seule la direction générale des finances publiques établit le montant dû.

Ce qu'est la taxe d'aménagement, et qui la perçoit

C'est un impôt local unique, dû une seule fois, sur toute opération de construction, de reconstruction ou d'agrandissement de bâtiments qui nécessite une autorisation d'urbanisme : déclaration préalable, permis de construire ou permis d'aménager. Elle finance les équipements publics rendus nécessaires par l'urbanisation : voirie, réseaux, écoles, espaces verts.

Depuis la réforme du 1er septembre 2022, elle ne relève plus du code de l'urbanisme mais du code général des impôts, articles 1635 quater A à 1635 quater T, et c'est la direction générale des finances publiques, non plus la direction départementale des territoires, qui l'établit et la recouvre. C'est aussi depuis cette réforme que la déclaration se fait à l'achèvement des travaux, et non au dépôt du dossier.

Elle se compose de deux parts, parfois trois : une part communale, votée par la commune ou l'intercommunalité, une part départementale qui finance notamment les espaces naturels sensibles et les conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement, et, en Île-de-France seulement, une part régionale. À quoi s'ajoute la redevance d'archéologie préventive, assise sur la même base.

Le barème 2026

Les valeurs forfaitaires au mètre carré sont fixées par l'article 1635 quater H du code général des impôts et actualisées au 1er janvier de chaque année selon le dernier indice du coût de la construction publié par l'Insee, arrondies à l'euro inférieur. Elles ne relèvent d'aucun arrêté : la revalorisation est automatique.

Fait notable, le barème 2026 est en baisse, la première depuis neuf ans, l'indice du coût de la construction ayant reculé de 4,06 % : la valeur hors Île-de-France passe de 930 € à 892 €, celle d'Île-de-France de 1 054 € à 1 011 €, et le bassin de piscine de 262 € à 251 € le mètre carré.

Valeurs forfaitaires applicables aux opérations dont le fait générateur intervient en 2026 : articles 1635 quater H et 1635 quater J du code général des impôts.
AssietteValeur 2026
Surface taxable, hors Île-de-France892 € / m²
Surface taxable, en Île-de-France1 011 € / m²
Bassin de piscine251 € / m²
Emplacement de stationnement extérieur2 928 € à 5 857 € / place
Panneaux photovoltaïques posés au sol10 € / m²
Éolienne de plus de 12 m de hauteur3 000 € / unité
Taux communal1 à 5 % (20 % en secteur justifié)
Taux départemental2,5 % au maximum
Part régionale, Île-de-France1 % au maximum
Redevance d'archéologie préventive0,4 % de l'assiette

Sources : service-public.gouv.fr, fiche F23263 et article 1635 quater H du code général des impôts sur Légifrance, relevées le 3 août 2026. Les taux communal et départemental sont votés localement : ceux du simulateur sont des valeurs par défaut, à remplacer par les vôtres. Estimation indicative, ce n'est pas un avis fiscal.

La méthode de calcul, étape par étape

Cinq étapes, dont une seule demande un peu de travail : établir la surface taxable. Les quatre autres sont de la lecture de barème et une multiplication.

  1. 1

    Établissez votre surface taxable

    20 min

    Ce n'est pas la surface de plancher : la surface taxable ne déduit que les parties sous 1,80 m de hauteur et les vides et trémies d'escaliers. Le garage, le carport fermé et les combles non aménageables y restent, et sont donc taxés.

  2. 2

    Retenez la valeur forfaitaire de l’année

    2 min

    Elle est fixée par l'article 1635 quater H du code général des impôts et actualisée chaque 1er janvier selon l'indice du coût de la construction : 892 € le m² hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France pour 2026.

  3. 3

    Appliquez l’abattement de 50 % s’il vous reste du quota

    5 min

    Les cent premiers mètres carrés de l'habitation principale et de ses annexes sont réduits de moitié. Le quota se compte sur l'ensemble : si la maison occupe déjà 110 m² de surface taxable, il ne reste rien pour l'abri de jardin.

  4. 4

    Relevez les deux taux votés localement

    10 min

    Le taux communal se situe entre 1 et 5 %, jusqu'à 20 % dans les secteurs qui le justifient par une délibération motivée, et le taux départemental ne peut dépasser 2,5 %. Le service urbanisme de la mairie les communique.

  5. 5

    Multipliez, puis ajoutez la redevance d’archéologie préventive

    5 min

    Assiette × (taux communal + taux départemental) donne la taxe d'aménagement. La redevance d'archéologie préventive s'ajoute au taux de 0,4 % de la même assiette, et se recouvre avec elle.

L'abattement de 50 %, et le piège du quota

L'article 1635 quater I applique un abattement de 50 % sur la valeur forfaitaire pour quatre catégories de locaux : les logements aidés, les cent premiers mètres carrés des locaux d'habitation à usage de résidence principale et de leurs annexes, les locaux industriels ou artisanaux avec leurs entrepôts et hangars non ouverts au public exploités commercialement, et les parcs de stationnement couverts faisant l'objet d'une exploitation commerciale.

La deuxième catégorie est celle qui concerne un particulier, et elle est mal comprise. Le quota de cent mètres carrés n'est pas remis à zéro à chaque opération. Le bulletin officiel des finances publiques est explicite : les surfaces taxables nouvellement créées s'ajoutent à la surface taxable existante de chaque logement pour déterminer les valeurs forfaitaires applicables. Autrement dit, une maison de 110 m² de surface taxable a déjà consommé la totalité de son quota : l'abri de jardin, le garage ou l'extension qu'on lui ajoute sont taxés au tarif plein.

À l'inverse, une maison de 70 m² qui reçoit une extension de 40 m² bénéficie de l'abattement sur les 30 premiers mètres carrés créés, le solde du quota, et paie le tarif plein sur les 10 restants. C'est ce que fait le simulateur ci-dessus, à partir de la surface déjà bâtie que vous saisissez.

Exonérations de plein droit et exonérations facultatives

Deux régimes coexistent, et ils n'ont pas la même force. Les exonérations de plein droit de l'article 1635 quater D s'appliquent partout en France, sans démarche : constructions dont la surface taxable n'excède pas 5 m², reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit depuis moins de dix ans, reconstruction après sinistre sur le même terrain, bâtiments agricoles et de coopératives agricoles, surfaces d'activité des centres équestres, logements locatifs sociaux financés en PLAI, aménagements prescrits par un plan de prévention des risques, constructions affectées à un service public.

Les exonérations facultatives de l'article 1635 quater E dépendent, elles, d'une délibération. Le 6° de cet article vise expressément « les abris de jardin, les serres de jardin destinées à un usage non professionnel dont la surface est inférieure ou égale à 20 mètres carrés, les pigeonniers et colombiers soumis à déclaration préalable ». La commune peut les exonérer totalement ou partiellement ; le département délibère de son côté, indépendamment. Une même construction peut donc être exonérée de la part communale et taxée sur la part départementale.

La délibération doit être prise avant le 1er juillet pour s'appliquer au 1er janvier suivant, et l'exonération s'applique uniformément à toutes ces constructions sur le territoire concerné : aucune sectorisation n'est possible. Un appel au service urbanisme suffit à savoir où vous en êtes : c'est la première chose à vérifier avant de budgéter un abri.

Le cas de l'abri de jardin

C'est la requête la plus fréquente sur cette taxe, et pour cause : un abri acheté 900 € en jardinerie peut déclencher une imposition de plusieurs centaines d'euros, découverte plus d'un an après le montage. Trois seuils suffisent à situer le vôtre.

  • Jusqu'à 5 m² de surface taxable : aucune formalité d'urbanisme hors secteur protégé, et exonération de plein droit. Rien à payer.
  • De 5 à 20 m² : déclaration préalable obligatoire, taxe due, sauf exonération délibérée par la commune ou le département.
  • Au-delà de 20 m² : permis de construire, taxe due, et l'exonération facultative du 6° ne s'applique plus, puisqu'elle ne vise que les constructions soumises à déclaration préalable.

Attention à la mesure : la surface taxable de l'abri se mesure au nu intérieur, mais c'est l'emprise au sol (mesurée à l'extérieur, débords sur poteaux compris) qui décide de la formalité. Un abri annoncé « 19 m² » par son fabricant franchit couramment les 20 m² d'emprise et bascule en permis de construire. Le détail se trouve sur la page abri de jardin.

Le cas de la piscine

Le bassin ne relève pas de la valeur forfaitaire au mètre carré des constructions mais d'une valeur propre, fixée par l'article 1635 quater J à 251 € le mètre carré de bassin pour 2026. L'abattement de 50 % ne s'y applique pas : le bassin n'est ni un local d'habitation ni une annexe au sens de l'article 1635 quater I.

Un bassin de 32 m², taux communal 3 % et départemental 2 %, représente donc 8 032 € d'assiette et 402 € de taxe, redevance d'archéologie préventive en sus. Sous 10 m² de bassin, aucune autorisation d'urbanisme n'est exigée : faute de fait générateur, la taxe n'est pas due. Entre 10 et 100 m², c'est la déclaration préalable ; au-delà, le permis de construire.

Un abri de piscine de plus de 1,80 m de hauteur constitue par ailleurs une construction close et couverte à part entière : il crée de la surface taxable, taxée à la valeur forfaitaire des constructions, en plus du bassin.

Quand et comment la taxe est appelée

Elle n'est pas exigible au dépôt du dossier. Depuis la réforme, le fait générateur reste la délivrance de l'autorisation, mais la déclaration incombe au redevable : vous disposez de 90 jours à compter de l'achèvement des travaux pour déclarer les éléments d'assiette sur votre espace personnel d'impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers ». L'avis d'imposition suit.

Le règlement s'effectue en une seule fois lorsque le montant reste inférieur à 1 500 €, en deux fractions égales au-delà. Le délai entre l'accord de la mairie et l'avis dépasse fréquemment un an : provisionnez le montant dès le dépôt, plutôt que de le découvrir.

Une déclaration d'achèvement inexacte expose à un redressement assorti d'intérêts de retard et de majorations. La surface taxable déclarée doit correspondre à celle du formulaire Cerfa, et le formulaire Cerfa aux plans déposés : c'est la même cohérence que le service instructeur vérifie sur le plan de masse coté.

Surface taxable
Somme des surfaces closes et couvertes de chaque niveau, au nu intérieur des façades, sous plus de 1,80 m, déduction faite des seuls vides et trémies. Le garage y est compris.
Valeur forfaitaire
Prix au mètre carré fixé par la loi, indépendant du coût réel du chantier : 892 € hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France en 2026.
Fait générateur
L'événement qui rend la taxe due : la délivrance de l'autorisation d'urbanisme, ou l'achèvement des travaux en cas de construction sans autorisation.
Redevance d’archéologie préventive
Prélèvement additionnel de 0,4 % assis sur la même valeur que la taxe d'aménagement, recouvré avec elle (article L.524-7 du code du patrimoine).

Questions fréquentes sur la taxe d'aménagement

Quel est le montant de la taxe d'aménagement en 2026 ?

La taxe se calcule sur une valeur forfaitaire au mètre carré, fixée pour 2026 à 892 € hors Île-de-France et 1 011 € en Île-de-France, multipliée par votre surface taxable puis par les taux communal et départemental. Pour un abri de jardin de 15 m² hors Île-de-France, sans abattement, avec 3 % de taux communal et 2 % de taux départemental : 15 × 892 = 13 380 € d'assiette, soit 669 € de taxe, auxquels s'ajoutent environ 54 € de redevance d'archéologie préventive.

Un abri de jardin est-il soumis à la taxe d’aménagement ?

Oui dès que sa surface taxable dépasse 5 m². En dessous, l'exonération est de plein droit (article 1635 quater D du code général des impôts). Entre 5 et 20 m², l'abri relève de la déclaration préalable et il est taxable, sauf si votre commune, ou votre département, a délibéré une exonération pour les abris de jardin soumis à déclaration préalable, ce que permet l'article 1635 quater E. C'est le premier point à vérifier avant de budgéter.

Comment fonctionne l’abattement de 50 % ?

Il réduit de moitié la valeur forfaitaire sur les 100 premiers mètres carrés des locaux d'habitation à usage de résidence principale et de leurs annexes (article 1635 quater I). Ce quota s'apprécie logement par logement, en tenant compte des surfaces déjà bâties : le bulletin officiel des finances publiques précise que les surfaces nouvellement créées s'ajoutent à la surface taxable existante. Une maison de 110 m² a donc déjà épuisé son quota, et l'abri de jardin qu'on lui ajoute est taxé au tarif plein.

Quelles constructions sont exonérées de plein droit ?

Les constructions dont la surface taxable n'excède pas 5 m², les reconstructions à l'identique d'un bâtiment détruit depuis moins de dix ans, les reconstructions après sinistre sur le même terrain, les constructions à usage agricole ou de coopérative agricole, les surfaces d'activité des centres équestres, les logements locatifs sociaux financés en prêt locatif aidé d'intégration, les aménagements prescrits par un plan de prévention des risques et les constructions affectées à un service public. Cette liste figure à l'article 1635 quater D du code général des impôts.

La taxe d’aménagement est-elle due sur une piscine ?

Oui, le bassin est taxé sur une valeur forfaitaire propre, fixée à 251 € le mètre carré de bassin pour 2026 (article 1635 quater J), sans abattement de 50 %. Un bassin de 32 m² représente 8 032 € d'assiette, soit 402 € de taxe à 3 % et 2 %. Un bassin de moins de 10 m² n'exige aucune autorisation d'urbanisme : sans autorisation, il n'y a pas de fait générateur, donc pas de taxe.

Quand faut-il payer la taxe d’aménagement ?

Pas au dépôt du dossier. Vous déclarez l'achèvement des travaux dans les 90 jours sur votre espace personnel d'impots.gouv.fr, rubrique « Biens immobiliers », et les avis d'imposition suivent. En dessous de 1 500 €, le règlement s'effectue en une fois ; au-delà, en deux fractions égales. Le délai entre l'accord de la mairie et l'avis dépasse fréquemment un an, ce qui explique que beaucoup de propriétaires la découvrent longtemps après le chantier.

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